Le métro de Singapour

Métro ou MRT ?

Ne l’appelez pas métro mais MRT (Mass Rapid Transit) comme disent les Singapouriens. Conçu dans les années 1980 et inauguré en 1987, le MRT est le second métro construit en Asie.

Metro de Singapour

En dépit du fait que certaines gares et rames soient âgées de près de 25 ans, l’impression première renvoyée par le MRT est celui d’un réseau moderne et propre (à l’instar de la majorité des métros en Asie).

 

Le prix du métro à Singapour

A la différence de la France, la tarification du métro se fait à la distance. Plus votre trajet en métro est long plus celui-ci sera onéreux.

Les prix vont de $0.77 à $2.02 en fonction du nombre de stations parcourus

Vous pouvez acheter des tickets à l’unité. Mais cela n’est pas pratique car il faut acheter des tickets dont le montant correspond exactement à la station où vous allez.

Le mieux c’est d’acheter une carte de transport EZ-Link (en vente dans toutes les stations de métro). Cela coûte $12 ($5 pour la carte et $7 de crédit pour le transport).

 

Outre le fait que c’est plus rapide, cela vous permet également d’utiliser les bus (la carte fait bus et métro). A noter que si il vous reste des crédits inutilisés à la fin de votre séjour dans la Cité-Etat, vous pouvez vous les faire rembourser (mais pas les $5 de la carte, seulement les crédits dessus).

Attention : il n’existe pas d’abonnement mensuel ou annuel comme Navigo. Seulement la carte EZ-Link qui est rechargeable.

 

Un métro à l’image de la ville

Si Singapour est souvent raillée pour ses interdictions en tous genre, le MRT est alors le reflet exact de la politique de la ville.

Ainsi il est interdit de fumer, de manger, de boire, de transporter des matières dangereuses et surtout il est interdit de transporter des durions (Si vous vous demandez pourquoi, aller courir à l’épicerie asiatique la plus proche de chez vous pour humer l’odeur exquise de ce fruit si particulier -à vos risques et périls-).

Il faut constater que ce règlement très strict, en sus de la propreté générale de Singapour, permet de voyager dans d’excellentes conditions.

Pas d’odeurs, de détritus jonchant le sol, de graffitis sur les rames, de risque de se faire embêter par de sympathiques personnes qui chahutent et qui veulent à tout prix essayer votre iPhone ou dire à votre copine combien elle est mignonne.

Bref on peut prendre le métro en toute tranquillité et ça change du métro parisien (que j’ai fréquenté pendant près de 10 ans ). Surtout il est intéressant de voir que le métro devient alors une vraie alternative “choisie” et non pas “subie” à la voiture.

 

Un métro conçu pour le transport

Charmant avec ses fameux édicules Guimard et ses stations de type art-nouveau, le métro parisien dispose d’un patrimoine riche et ancien que la RATP n’a de cesse de mettre en avant dans de nombreuses campagnes de communications (affichages, évènements culturels dans les stations, journées du patrimoine avec d’anciennes rames Sprague-Thomson…).

Mais pour les centaines de milliers de gens qui empruntent le métro plusieurs fois par jour, le trajet est plus souvent synonyme de pénitence. Les carreaux de faïence ont ainsi du mal à masquer le fait que le métro parisien a très mal vieillit et est inadapté au défi que représente les transports en commun au 21ème siècle.

Visas à Singapour

Cela est d’autant plus compréhensible que celui-ci a été conçu il y a plus de 100 ans et qu’à l’époque les enjeux n’étaient pas les mêmes sans compter que le sous-sol de Paris est un vrai gruyère. Il est donc difficile de comparer les métros parisiens et singapouriens dont l’infrastructure et la conception ne datent pas de la même époque.

A Singapour, le MRT a d’emblée été conçu dans une optique de transport de masse et d’accessibilité.

De nombreuses choses simples ont été faites : contrôle de la température dans les rames et les stations, généralisation des portes palières sur les quais, portiques modernes aux entrées et sorties, système de cartes et tickets simples à utiliser (mêmes pour les touristes), de nombreux escaliers mécaniques et ascenseurs (adaptés aux personnes à mobilité réduite).

 

Bienvenue dans le futur

Alors qu’à Paris, le déploiement des informations sur le temps d’attente des rames se fait péniblement depuis plusieurs années, le MRT propose les horaires des rames sur les quais, en stations mais également en surface dans les arrêts de bus afin de faciliter le choix des correspondances ce qui vous change la vie !

Outre une signalétique clair et simple, avec notamment des marquages au sol, l’intégralité des informations est rédigée dans les 4 langues officielles du pays.

La Land Transport Authority (organisme en charge de la construction du métro à Singapour) prévoit également un doublement du nombre de stations du MRT d’ici 2020 afin d’étendre son réseau (et notamment de remplacer les très nombreuses lignes de bus).

Une partie des rames est automatisée (sur les nouvelles lignes notamment), mais l’essentiel du matériel roulant est encore constitué de rames datant de l’ouverture du MRT et dont la dernière rénovation date de 2017.

 

Le seul point commun entre le métro à Paris et à Singapour ?

Que ce soit à Paris ou à Singapour, les métros sont bondés aux heures de pointes, mais surtout les voyageurs n’ont toujours pas compris que cela ne sert à RIEN d’entrer dans une rame AVANT d’avoir laisser les autres voyageurs en descendre !

 

En savoir plus : Plan du Métro à Singapour, le dessous des cartes