Le meilleur du pire de la colocation à Singapour

Disclaimer :  tout ressemblance avec des personnes existantes (ou ayant existées) est totalement fortuite. Aucun coloc n’a été abîmé, torturé, cassé,… Pour l’écriture de ce billet sur la colocation. 

Quand on évoque le mot colocation, le film l’Auberge Espagnol fait souvent office de point de référence et tout le monde s’imagine un univers cool et sympa où cohabite une bande de jeunes (forcément) insouciants dont la principale occupation est de savoir avec qui ils vont tenter de se reproduire ce soir (Bon, Ok je caricature).

 

Non. La colocation ce n’est pas ça.

Jean-Paul Sartre disait que “L’enfer c’est les autres”, et dans une colocation, l’enfer à un nom : vos colocs.

OK vous ne tomberez peut-être pas sur Sheldon Cooper et ils ne vous feront certainement pas signer un roommate agreement (quoique…) mais il est utile de voir quels sont les pires choses que vous pouvez rencontrer chez vos colocs à Singapour.

 

Je paye (aussi) pour la maid !

Utilisant l’excuse de la maid (qui vient une fois par semaine), le coloc (généralement de sexe masculin) ne fait donc pas la vaisselle, à une hygiène plus que douteuse et n’est pas au courant que les draps de lit se lavent.

Souvent jeune (et con), il estime qu’il a mieux à faire (= jouer à candy crush) qu’à faire la vaisselle d’autant qu’il paye pour la maid alors il faut bien qu’elle serve à quelque chose.

Une guerre mondiale a débuté ici

Ce genre de comportement est très répandu chez les étudiants d’école de commerce de seconde zone qui viennent à peine de quitter leur nid douillet (connu sous le nom de domicile familial.

Jeune qui estime que tout lui est dû (et qui sont totalement dépendant de l’Amex Black que papa leur a laissé et qui lui sert surtout à ramasser des SPG bourrées dans les clubs de la Clarke Quay).

 

Il fait trop chaud

Singapour, son soleil et ses températures tropicales ! Une seule solution : l’air-con à fond (15°) pendant toute la journée, dans toutes les pièces surtout quand il n’y a personne parce que ça fait un bien fou surtout quand on rentre du travail.

Ne vous inquiétez pas trop, ce comportement est temporaire et prends fin à la réception de la première facture d’électricité (ça fait combien 1,100 $ divisé par 3 ?).

 

La vrai-faux écolo

Elle est la première à liker la page Earth Hour sur Facebook et à supporter Fuck For Forest, mais quand il s’agit de faire attention au quotidien il n’y a plus personne.

Ceci peut potentiellement être un lieu de discorde

Elle ne trie pas ses déchets (elle jette tout directement dans le vide ordure parce que la poubelle ça laisse des odeurs), ne fais pas attention à la consommation d’eau ou aux lumières allumées (de toute façon la facture est divisé entre tous les colocs) et fait une machine pour une culotte (mais attention, c’est parce que c’est sa culotte porte bonheur…).

 

Le mec qui a oublié qu’il est en coloc

Musique à fond (souvent quelque chose de super mélodique comme Lordi), à poil dans les couloirs (parce qu’il faut chaud), entre dans votre chambre sans prévenir et autres comportements parfois bizarre…

Cette personne a totalement oublié qu’il n’était pas seul pas dans le coloc et que, même si, c’est comme ça chez lui, il va falloir lui réapprendre les joies de la vie en communauté (parfois dans la douleur, mais qui aime bien châtie bien !).

 

Le hippie (ce qui est à toi, est aussi à moi)

Celui qui utilise votre gel douche, boit votre Yop et mange vos Longan Jelly (tu veux vivre vieux ? Ne touches jamais à mes desserts dans mon frigo !). Généralement il vous considère comme un frère (Bro) afin de justifier le fait de pouvoir manger vos rice crackers sans vergogne.

La coloc, l'enfer c'est les autres

En général il est relativement imperméable à la musique du mec qui a oublié qu’il est en coloc et ne se prive pas de lui faire remarquer de façon pacifiste (c’est à dire en plantant un tournevis dans le lecteur mp3 de ce dernier). Peace & Love (Bro).

 

Plus sérieusement

Le choix d’une coloc à Singapour est crucial. Si vous ne vous sentez pas à l’aise lors de votre première rencontre alors fuyez ! Il y a plein de colocs dans la Cité-Etat et il est facile de trouver quelque chose qui vous convient donc ne sautez pas sur la première coloc.

De surcroît votre séjour à Singapour se passera bien si vous dans une coloc géniale mais cela peut vite tourner au cauchemar si vous ne vous entendez pas bien avec vos colocs et que ceux-ci décident de vous pourrir la vie (dans ce cas là mieux vaut trouver un terrain d’entente pour quitter la coloc rapidement).

 

Ne soyez pas timides !

Posez vous les bonnes questions à vous tout d’abord pour savoir ce que vous voulez vraiment comme coloc (faire la fête tous les jours c’est sympa, mais avoir des inconnus tous les soirs qui squattent votre salon est-ce OK pour vous ?).

La cuisine du malheur (oui vous avez bien lu)

Mais surtout posez les bonnes questions à vos (futurs) colocs et n’éludez aucun sujet notamment sur les visites à la maison (si votre cousin vient vous voir, peut-il rester dormir dans le salon ? Ou alors les invité(e)s d’une nuit), la gestion de la cuisine (Peut on cuisiner de tout ?) et des parties communes.

N’hésitez pas à nous faire partager d’autres anecdotes dans les commentaires. Sur ce je vous laisse avec Hugo, qui a bien résumé la situation dans l’une de ces vidéos :

  

*Parmi les questions auxquelles j’ai eu droit : est-ce que je mange du fromage-qui-pue de façon quotidienne ? 

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Auteur du blog Paris-Singapore, boit 8 cafés par jour pour se tenir éveillé et lit des gros livres pour paraître intelligent.
  • Excellent!!!!

  • delphine

    8 ans de colloc a singapour , des dizaines de collocs et quasiment aucun probleme. Si probleme, on regle ca vite fait. La cle c’est la communication. Expliquer tres clairement qui on est, comment on vit et ce qu’on recherche. Ca colle ou pas et basta. Ce qui aide aussi enormement c est de prendre son propre appart et choisir ainsi le mode de vie de la maison et avec qui on partage. Les plus de l’experience? Un apprentissage au quotidien de la tolerance sans se laisser marcher sur les pieds. Priceless.

    • On parle de cas extrêmes (et largement caricaturaux). Et effectivement c’est une excellente expérience ! La communication est le point le plus important.