Mathias, 31 ans et depuis 8 ans à Singapour

Arrivé à Singapour à une époque où la Cité-Etat n’était pas encore l’eldorado décrit par les médias français, Mathias est le témoin privilégié de l’évolution de la ville mais aussi de la communauté française (qui était 5 fois plus petite qu’aujourd’hui), il nous livre ses impressions et nous parle de ses engagements.

 

Présentation rapide  

Mathias Assante di Panzillo, 31 ans, 8 ans à Singapour, arrivé par hasard, resté par plaisir, spécialiste online marketing, ancien VIE, ancien managing director (si si c’est vrai !), je gère actuellement une petit équipe dans le digital.

Mathias Assante Di Panzillo

Je fais également partie de l’association de gauche Français du Monde Singapour. On aide à organiser des rencontres, des débats, des visites culturelles etc. Je siège aussi depuis un an aux commissions des bourses, d’actions sociales, de sécurité et autres.

 

Comment es-tu arrivé à Singapour ?

Par amour, sans faire fleur bleue, j’ai suivi ma copine d’alors qui est devenue mon épouse et la mère de notre petite fille. Apres 7 ans passés en France elle voulait partir à nouveau à l’étranger, en Asie.

Shop houses à Joo Chiat (Singapour)

Elle venait de trouver son VI à Singapour. Il y a 8 ans c’était assez simple de trouver du travail. Ca a un peu changé depuis !

 

Pourquoi Singapour est-elle si populaire auprès des jeunes français ?

On est arrivés à 23 ans et ce n’était pas encore populaire auprès des jeunes français, on parlait alors de 3,000 français enregistrés. Tout le monde partait en Chine. Singapour ? Nos amis n’ont pas tous compris. Nos familles pas forcement plus !

Aujourd’hui les medias en parlent beaucoup, les écoles françaises y ont ouvert des campus et des programmes d’échanges.

Et les atouts sont toujours là : soleil, situation géographique, pas chers pour les jeunes!), pas « vital » de parler chinois, pas forcement de gros choc culturel et puis il y a les condos (cf. un célèbre reportage de France2).

La bonne nouvelle: les critères sont beaucoup plus ouverts pour les WHP depuis le 1er Janvier donc Singapour va continuer à être populaire.

 

Le plus gros changement entre Singapour et la France d’après toi ?

La capacité d’un pays à se projeter dans l’avenir, de l’avoir fait à plusieurs reprises et d’avoir concrétisé ce qui était prévu.

Les différents masterplans (dont le dernier visible au Singapore City Gallery) m’ont beaucoup intéressé.

 

Qu’est ce qui a le plus changé à Singapour depuis que tu y vis ?

Dans la communauté française, il y a de plus en plus de jeunes, des personnes qui viennent sans travail, prennent des risques, mais aussi beaucoup d’entrepreneurs ! Les groupes Facebook se sont multipliés, la Petite Ecole a ouvert, les activités associatives ont explosé, les boulangeries aussi. Beaucoup de bonnes choses donc.

Enfin du pain correct à Singapour

A Singapour de manière plus générale le Foreign Talent (FT) bashing que j’ai malheureusement vu augmenté d’année en année, particulièrement à l’encontre des minorités issue de l’immigration récente. Les films de Jack Neo sont de moins en moins bons années après années : il y a un monde entre I not Stupid et Lion Men.

 

Roti Prata ou Nasi Lemak, tu choisis quoi ?

La question piège ? Roti Prata Kaya ! Pour tes lecteurs voilà l’adresse: The roti prata house avec un teh tarik, le Straits qui pèse une tonne pour bien commencer le dimanche ! C’est pas loin de Shunfu market ou les muffins sont très bons, d’ailleurs.

 

Merci à Mathias d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions, cela permet d’avoir une autre vision de la vie à Singapour, très loin de celle d’un très bon ami de Mathias : Gordon Gekko.

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Auteur du blog Paris-Singapore, boit 8 cafés par jour pour se tenir éveillé et lit des gros livres pour paraître intelligent.